1,2,3… soleil

Il est des jours que le calendrier disloque mais dont on se remémore sans peine tant leur intensité fait encore frémir nos corps.  Ils sont comme une petite musique, un refrain qui nous étreint et dont les premières notes viennent à notre rencontre, encore et encore comme un rien. Les vagues du souvenir jouent leur ritournelle et cela suffit à nous convaincre d’y replonger sans le moindre détour.  La nostalgie est une petite parenthèse que l’on s’octroie les jours ou l’orage voudrait nous faire faire demi-tour. 

Toute une histoire… (Rh en marche… ou pas )

C’est bien le problème ! Pour rien, ou si peu de choses. Pour une aventure d’été qui a bien envie de passer l’hiver, ou l’inverse d’ailleurs. Cela n’a guère d’importance ni dans la vie des uns et des autres, ni dans celle du monde. Alors pourquoi en fait elle toute une histoire ? 

Pour se dédouaner, par prétexte, pour faire “sa” belle ? Au fond cette relation est quelque chose de privé, pas de secret mais de privé. Elle n’aurait jamais fait le tour des open-space sans la gêne et les soupçons qu’elle fait pointer. C’était sans compter l’envie de dire ce que l’on est et ce que l’on vit. Soit. Nous avons tous la liberté de dire… mais vous savez quoi ? Moi je revendique la liberté de ne pas savoir !

Après tout, je n’ai rien demandé. J’ai assez de mes petites histoires de famille ou d’entourage pour ne pas verser dans celles qui vivotent à côté. Le boulot prend beaucoup de temps, j’aimerai éviter qu’il envahisse l’ espace qui reste libre.   Sur ce coup là, vous l’aurez compris c’est raté !

Non seulement il faut supporter les bruits de couloirs mais la “confidence” de la principale intéressée. On m’aura décidément tout fait !! Les faits justement me direz vous. Du grand classique : la secrétaire du sous chef qui se régale du chef, ben forcément ça porte un peu à confusion ! En soit rien d’illégitime, de coupable ou d’indécent, mais un peu gênant comme situation vous ne trouvez pas ? 

Le sous chef n’est pas l’employé modèle et préféré du chef, tout le croustillant de ce non événement réside dans cette petite contrariété : l’adversité.  Le jeu du pouvoir et de ses influences sur un air non pas de romance mais de parano et de rumeurs qui enflent ! 

Que croyez-vous qu’il se passa lorsque le sous-chef apprit ça ? Il entra dans une colère du feu de Dieu, qu’il dû garder pour lui. C’est peu dire qu’il enragea…coincé il ne pouvait rien faire.  Vous admettrez facilement que bien que cette relation soit peu opportune, elle ne peut en aucun cas être qualifiée de faute professionnelle ! (la principale intéressée n’ayant signé aucune clause de fidélité 🙂 ). 

Vous le savez aussi bien que moi. Dans la vraie vie, il y a les règles et ceux qui les bafouent. Ceux qui ne savent pas faire la part des choses et voient le mal partout sont peu enclins à se montrer magnanimes et à accorder au minimum le bénéfice du doute. Tout autant qu’ils ne peuvent “laisser passer” sans rien faire.  Je vous l’accorde, cela n’est pas très très élégant, mais bon sang ! tellement “réconfortant” Ah…le plaisir nourri par la vengeance, cette satisfaction qui née  du sentiment d’avoir damé le pion et qui prend aux tripes…

C’est pas joli joli de se comporter ainsi, mais dans la vraie vie, ce qui est joli n’est pas à la mode. Vous ne serez pas surpris par la suite de l’histoire, qui fit grand bruit dans les couloirs. Le supérieur usa de toute sa rage pour répandre à grands renforts de commentaires l’existence de la relation entretenue par sa secrétaire. Minant ainsi le terrain de la belle des pires embûches, insinuant l’intérêt et la duperie et suggérant la  misérabilité de cette existence vouée comme chacun le sait à la fameuse promotion canapé. 

Bon allez, on va pas vous la faire. Dans la boite l’esprit d’équipe c’est pour les journées corporate. Cohésion, cohésion, cohésion ! Les autres jours ben c’est la guerre ! Chacun tire la couverture à soi et advienne que pourra. Personne n’hésite à tirer sur l’ambulance alors si en plus le sous chef balance…

Nous sommes en 2021, en France au siècle qui se veut paritaire, égalitaire… et dans les faits on fait encore toute une histoire de ce qui est du domaine privé. On ne peut imaginer d’une femme qu’elle n’ait besoin d’aucun homme pour mener son parcours professionnel et le construire sans aide à la seule force de ses compétences. (Bon là en l’occurrence les compétences… mais bon ce n’est pas le sujet).  Quoi qu’on en dise “on” insinuera toujours ! 

C’est triste, comme souvent sait l’être la nature humaine…. Mais punaise merde, j’en ai rien à faire moi de cet “adultère” !!!!

J’ai envie

De calme et de limpidité, rien qui ne vienne heurter mes sens malmenés, je souhaite juste faire une pause, m’évader.
Je voudrais voir le monde sans la fonction filtre avancé. Qu’enfin les choses soient dites, telles qu’elles sont pensées.
Oui, je vous vois, sales gosses : déjà vous ricanez “cela va être quelque chose “ ! Et bien soit, que ce soit. Au moins chacun de nous verra dès l’aube ce qu’il en est au pas. Ne dit-on pas que cela calme la vie devant soi ? 

De piquer une tête dans l’eau transparente et sous la brise légère. Il fait chaud, il est trop tôt. Nous n’avons profité de rien et bientôt nous serons envahis. L’espace vital sera gravement amputé, nous ne parviendrons plus à respirer. Je  ne veux pas d’apnée, je veux humer la terre fraîche après la dernière pluie d’été. Je veux les couleurs, les odeurs, tout conserver et ne rien partager.  

De poser mes armes, à tes pieds si possible. Faire de toi le complice de mes nuits câlines et de mes siestes coquines. Ne plus compter les points, et sans battre ma coulpe, je veux pour nous un vrai jeu de couple. Que la guerre des nerfs cesse, le charme est là, tu sais bien qu’il opère. Viens jouer à l’armistice, signer les traités j’en fait mon affaire …

Cela ressemblait à une bonne idée …

Deux étudiantes suédoises inventent un casque de vélo « invisible ». Constitué d’un airbag invisible qui s’attache autour du cou. Jugez par vous même :

https://www.lemonde.fr/technologies/video/2012/08/17/deux-etudiantes-suedoises-inventent-un-casque-de-velo-invisible_1747179_651865.html

Dès lors une seule question se pose : qui a fait la boulette ?!!!!! Une si chouette idée dont on a jamais entendu parler, vous avouerez que c’est dommage !

Théo

Je ne sais pas ce que vous savez de moi, ce qu’imprime mon image dans votre cerveau. Quel enfant ai-je été et vers quel homme en devenir je vais ? Moi non plus, je ne sais pas bien. J’hésite et je balbutie. Comme l’oisillon tombé du nid j’imagine que je vais devoir voler, mes ailes sauront-elles me supporter ?

Je suis le cadet de la fratrie. Ce petit dernier que l’on cajole et à qui l’on offre tout l’or du royaume. Rarement sévère avec moi,on s’amuse de mes bêtises, de mes audaces et de mes caprices. Longtemps le “préféré” on tolère chez moi ce que l’on a puni ou brimé chez mes aînés. On pensait sûrement bien faire, relâcher quelque peu la bride ne devait pas nous nuire. 

Il n’y a eu aucune malice, ni désir pernicieux. Cela s’est fait simplement, au fil de l’existence. J’en ai joui et plus qu’à mon tour j’ai abusé de tout cet espace offert, de tous ces privilèges et jusqu’à la lie sans honte je me suis “servi”. Je ne regrette aucun de mes gestes, de mes tours de passe passe, de mes débordements. Je les ai aimés : follement !

Lorsque je nous observe mes frères et moi, je nous trouve similaires mais assez différents. Bien sûr il y a cette différence d’âge, mais je vois chez eux une assurance que je n’ai pas. Il semble que je ne parvienne pas à me départir de cette “petite enfance” de casse-cou d’une grande inconséquence. Eux sont posés, droits, cadrés. Ont une vie de famille, construisent leur avenir, font des projets. Rien ne semble pouvoir étouffer leur enthousiasme, malmener leur ardeur ou leur cœur à l’ouvrage. Ils vont bon train, en ligne droite. 

Contrairement à eux je batifole, je m’éparpille et je papillonne. Je ne saurais vous dire si je sais voler, mais pour sûr j’en profite ! Je vis ma vie à ma guise. Rien ni personne ne sait canaliser cette énergie du dispersement. Je suis conscient d’une certaine forme de fuite en avant, d’une déperdition sévère, d’une apnée volontaire ! 

L’image est plaisante, légère. Mon inconséquence n’est plus une légende, elle persévère. C’est ma carte de visite, l’idée que l’on se fait de ce que je suis capable d’entreprendre, rien de sérieux et très peu de choses pérennes. Cela reste une image, un cliché qui n’est pas complètement le reflet de ma réalité. Et même si je vous le concède je ne ne suis pas très loin de cet homme là, je ne suis pas uniquement cela.