Plein sud

Au large, bien au delà des terres. Le voyage qui m’éloigne du rivage déflore les frontières invisibles de l’éloignement, il se veut entreprenant. Rien de l’attente n’est productif, pas même l’ardeur du manque. Alors pourquoi se muer en statue de sel en attendant ? Il me faut occuper cette espace vacant que ton exil creuse entre nous. Noyer ce trop de temps et d’espace ou tu as laissé tant de traces. Aujourd’hui ou demain qu’importe le temps que cela nous prendra, il n’y aura qu’un pas à faire pour rassembler nos vies à terre.

Si proches et pourtant si loin de nous ces instants. La vie dilapide à en perdre haleine tous nos projets et nos rêves. Je peine à comprendre pourquoi faudrait il toujours perdre ce à quoi l’on tient tant. Mes yeux fixent l’horizon lumineux et ma rage se terre, ici il n’y a pas de place pour les peut-être.

Ici ou ailleurs c’est aussi nous. Nos existences parallèles ne sont qu’un seul des paramètres, elles ne se jouent pas de tout le reste. L’ensemble n’est pas un mouroir des possibles, la distance reste l’écrin ou germent nos désirs inassouvis : notre jardin d’Eden en devenir

4 réflexions sur « Plein sud »

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