Match retour : Je n’entends pas ….

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Avec l’aimable collaboration de http://sebastienecosse.wordpress.com/ auteur du dessin.

Je n’entends pas tirer un trait ni changer ma ligne de conduite d’un iota !

Alice Ney est fidèle à ses principes. Elle persiste et signe. A la une du New Paper ce matin, c’est en ces termes, que l’enfant chérie de l’Amérique revendique sa détermination à faire toute la lumière sur la désormais célèbre affaire des croquis, qui nous tient en haleine depuis le printemps dernier. Réitérant ses accusations à l’encontre du conservateur du National Museum, la journaliste à la plume légendairement aiguisée et tranchante, prend une fois de plus la défense de S.E, dessinateur de son état et victime selon elle d’une vaste machination tendant à le faire passer pour un pale copiste.
On se souvient en effet du scandale de la sanguine, révélé par la journaliste au lendemain du vernissage de l’exposition d’Automne, point d’orgue d’une série dédiée aux portraitistes contemporains, et dont le catalogue attribuait à Big Crayola l’antériorité de la caricature à l’arrache. Une longue série d’articles documentés et partisans s’ensuivirent et mirent à mal l’intégrité de Bob Pentel, faisant du conservateur, la tête pensante d’une escroquerie estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Bien qu’ayant fait couler beaucoup d’encre, la jeune femme ne s’attendait probablement pas à devenir sujet d’étude, ni à se voir affligée du portrait peu flatteur qu’on fit d’elle, à grand renfort d’allégations perfides sur sa condition de célibataire aussi fatale que glaciale. Les plus vindicatifs furent sans doute, ceux que l’on qualifie d’initiés, lesquels ne manquèrent pas d’écorner au couteau, l’intégrité de l’intéressée, en évoquant son lien de parenté avec le fournisseur de pigments le plus prisé de la planète.
La description bien peu impressionniste qu’on veut faire d’elle n’est visiblement pas de nature à la laisser pour morte. Il ne fait désormais plus aucun doute que Mlle NEY qui comparait ce matin pour diffamation, n’entend pas passer toute cette histoire au lavis, ni se départir de sa pugnacité. Ce qu’elle confirme effrontément à ses lecteurs, ses pairs tout autant qu’à ses juges.