Le Dieu RTT existe

Et selon la formule consacrée : je l’ai rencontré. Depuis hier il m’invite dans une virée délicieusement sublime (si, si j’insiste) bien loin des affres de ma pauvre et insignifiante vie de salariée. Je les ai mérités, quatre jours à glander c’est un very good trip fort bien payé et je ne vais pas m’en priver.

A moi les réveils baîllonnés et les siestes crapuleuses, sous un vent déchaîné et un soleil radieux (c’est possible, si, si j’insiste) loin de tous agendas confondus : le mot d’ordre du planning devient désormais : se dorer la pilule et rien de plus. Heureusement d’ailleurs, car avec ce nouveau couvre feu à 18 heures, il faudra beaucoup d’imagination au coin du feu pour que mes soirées soient plus belles que le jour qui vient de passer. Bon allez, ok, je vous l’accorde, çela raccourci un peu ce temps qui m’est donné de bailler aux corneilles et de n’en faire qu’à ma tête. Mais comme je suis magnanime, je fais contre mauvaise fortune bon coeur et pas le contraire 🙂 !

Je n’ai pas établi de programme. C’est dans ma nature, j’aime l’aventure. Quoi de mieux que la surprise pour égayer ce temps perdu pour l’agence mais bel et bien gagné sur le temps qui passe ?! Un soupçon d’imprévu sied à tout cheminement. Il fera bientôt les grandes heures des immanquables questionnements, que je ne manquerai pas de subir, au retour de ce TRES long we (certains diront trop) que je ne pourrai m’empêcher de décrire comme AB S O L U M E N T F A N T A S T I Q U E . Terme à la mode, s’il en est, et critère essentiel pour afficher sur facebook ou autre instagram notre si classique vie. Car à la « ville » et à la vue de tous, il nous appartient désormais ne rien faire de simple, mais de sortir des clous, du standard, de la norme. Je résumerai donc par fantastique a peu près tout ce qui m’arrivera les quatre prochains jours passés « à ne rien foutre » ! Ne soyez donc pas surpris et ne perdez pas de temps à jalouser toutes mes activités !

Mon conseil, ne perdez pas de temps, continuer à bosser et bientôt ce bon Bon Dieu là, saura vous récompenser 🙂

Bon courage à tous !!!!

Jusqu’à ce qu’elles s’emballent

Je vous préviens tout de suite, pour le moment nous n’avons pas vécu de drame, mais il s’en est fallu de peu.

L’ambiance légère et insouciante rue dans les brancards, envahit le rez de chaussée et grimpe même jusqu’à l’étage. Ciel ! c’est donc ainsi que tout s’électrise ! Je dois avouer que je suis perplexe, à la Cour les courtisanes sont d’usage, mais là c’est peu dire qu’elles prolifèrent et se reproduisent en masse. Certain(e)s d’entre nous connaissent les rouages de cette mécanique patronale. D’autres en ont soupé, comme on dit, et les derniers s’en sont lassés Pour ma part, je l’avoue, je trouve cette gymnastique plutôt comique.

Voici les consignes : Il faut bien sûr savoir manier le verbe, l’avoir un peu haut et ne pas manquer de verve. De beaux atours et un joli visage ne gâtent en rien le paysage. Il faut toutefois modestement en faire bon usage. Enfin une fois dans l’arène : ne jamais revenir en arrière.

Les nouvelles recrues, toutes auréolées de gloire sont sujettes à de « rapides » affections, mais l’on aurait tort de croire qu’elles sont les seules à en vouloir ! La compétition règne. Tous et toutes jouent la même scène. Les couloirs et les salles de conférence sont connus pour diffuser en interne les propos élogieux et les bons commentaires. Aussi il en est fait bon usage et s’y jouent moultes bons mots et compliments. Assénés à grand coup de courbettes on s’en délecte.

Avouez, vous aussi l’avez déjà vu faire. Peut être même avez vous parié sur le classement des stars éphémères. Car au final c’est bien de cela qu’il s’agit, se placer au somment de la pyramide des bras droits préférés de notre seigneur : « l’adulé ».

C’est fou, mais d’évidence le Roi est très sensible à ce type de pratique. Dès lors qu’une petite main fait mouche, oups ! ça le touche. On le voit piqué dans sa chair, regonflé à bloc, il se sent pousser des ailes. Mieux … il vole ! Oui je sais je ne suis pas très indulgente, peut être même méchante. Si seulement ce n’était que drôle !

N’empêche que , méchanceté ou pas, ce n’est pas moi qui vais l’être, quand au premier mot de désaccord on me foutra dehors ! Parce qu’au final c’est bien ce qui se passe, lorsque l’élu(e) d’un jour se voit enfin honnête et crie à tue tête que le bon génie n’est plus et que tous doivent le reconnaître.

La franchise n’est pas sans risque et fort peu rémunératrice. A la moindre critique on sort de piste. Et ce n’est pas le chef qui va me contredire.

La nouvelle…

C’est un grand classique du management semble t-il. Une hérésie qui rend fou les petites mains du service.

Elles n’y peuvent malheureusement rien et c’est bien cela le pire, parce que du coup elles ne peuvent même pas en rire. Pendant des mois elles ont réclamé de l’aide. Passé des entretiens pour expliquer leurs motivations et tous les enjeux qui devaient promouvoir la réforme. Elles ont tout listé : les objectifs, les réponses non traitées, le temps qui n’est pas extensible et tout ce qui devrait être fait. Elles pensaient bien faire, s’attirer la sympathique (ou la pitié) servir l’unité et montrer son importance. Chacun des observateurs, toujours avisés, s’accordait à dire qu’elle prêchaient dans le vide. Dure est la loi de « l’usine ».

On les a placées en première ligne et tout de suite on leur a fait comprendre toute l’ampleur de leur importance. Il n’était pas question qu’elles soient reléguées au second rôle – non mais vous êtes folles ! Alors elles y ont cru et c’est peu de le dire.

Leur malchance : n’être pas encore sorties de l’enfance. Le monde du travail est cruel, rien ne résiste à l’ambition des chefs. Les primes alléchantes sont autant de challenges qui mettent à mal les relations sociales. Parfois même c’est à se demander si la prime n’est pas là pour tout faire dérailler ! Comment expliquer ça aux puristes, aux consciencieuses, aux investies payées au smic et dispensées de prime ?

Oubliez mesdames toutes vos revendications, le personnel supplémentaire, les nouveaux outils, les nouveaux horaires. Vos remarques fort utiles servent nos objectifs, vous devrez vous y coller, une équipe doit être solide. Vous devrez faire avec, enfin surtout sans, mais tout ira bien grâce à notre budget conséquent, nous avons recruté une nouvelle manager !

Je ne parviens pas à définir, ce sentiment versatile. Il va, vient, navigue, se fait oublier, puis sans prévenir : réapparait ! Il passe de l’état d’effluve subtile à celui de note de tête, au gré d’un moment, à la faveur d’un geste. Je crois bien qu’il s’amuse à me faire tourner la tête. Je voudrais ne pas trop m’émouvoir des battements de cœur au gout de chamade, qu’il provoque à chacune de ses attaques, mais…

Je résiste mal, à ce sentiment indocile. Il me bouscule, me chavire et me trouble, puis sans prévenir : me saoule ! Il devient telle la concrète, bien trop bonne pâte et cela m’énerve. Après tout, pourquoi un tel remue-ménage, des coups de tête j’ai passé l’âge. Je crois qu’inconsciemment, au jeu, je me prête, que je résiste mais à peine. Je ne voudrais pas trop décevoir, mes rêves d’enfant, longtemps remisés au placard. Je bougonne un peu pour la forme, mais au fond j’aime cet homme.

Il ne pleut pas et je ne t’attends plus…

Parce que je suis devenue sourde et que je n’entends plus cette plainte assourdissante, languissante et vaine que tu noyais d’alcool et de faux semblants.
Parce qu’à l’usure du temps, la vérité triomphant de tous les cache-misères et les serments d’enfant – tu es apparu nu et que cela n’eut rien de flamboyant.
Pas d’étoile, tu n’étais qu’une lueur diffuse, et de brillant tu n’avais que le titre, c’est dire toute la platitude des discours grandiloquents.
Tu ne m’eue qu’à l’usure, la limite n’étant qu’une question de temps. Le chaos rend les histoires tristes et les aspirations chimériques n’y survivent pas longtemps. Tout cela est d’un « bateau » confondant.
Il n’est jamais trop tôt pour apprendre, surtout à ses dépens, que les plus belles choses qui nous arrivent sont rarement celles sur lesquelles on pariait tant.

Parce que le soleil brille aujourd’hui, à l’avenant. Il n’y a plus de prétendant au bal de l’éclipse, plus de météorites destructrices, rien que du bleu, du bleu intensément.
Parce qu’il est l’heure de vivre, c’est tout ce qui importe vraiment. Il n’y a pas lieu de se demander comment cela va finir, c’est un secret que seuls connaissent les vieux amants. Il sera bien temps de l’écrire la partition du souvenir, rose, comme l’eau d’un roman.
Si mon iris pétille, c’est à cause de la lumière qui irradie, là, tout en dedans ! Désormais, il n’y a pas de risque, qu’il pleuve ou qu’il vente, rien ne se brise. C’est fou comme tout s’enracine, pour peu qu’on le veuille véritablement.
Il n’est jamais trop tard, pour comprendre, surtout à ses dépens, l’intensité de l’instant, celle qui arrime les cœurs, sur la rive, à la force du sentiment.

Et hop !

Photo piquée chez Lo

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Il y a toujours une petite flamme qui brille quelque part.
Une lueur qui fait renaitre l espoir.

Il y a souvent un souffle qui frappe au hasard.
Un courant ascendant qui gonfle l étendard

Il y a quelques soirs un rêve qui devient une histoire.
Un mot suffit pour un nouveau départ !

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Tres belle annee a vous tous qui passez ici , me lire (meme tard)
Que le souffle de la vie vous soit favorable.
Qu il vous entraine vers de merveilleux hasards.

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Fragances…

Ainsi s’écrivait l’histoire dans un nuage d’effluves contrastées et puissantes. Les aléas en partance ouvraient la voie à une forme d’innoncence quand savoir c’est oublier, c’est vouloir l’évidence.  

Le risque n’est pas dans la perte, le risque c’est le manque. L’absence : berceau d’étranges nostalgies, d’inquiétudes latentes, de manques abyssaux  à la saveur étrange. Une frustration à laquelle on fait allégeance, qui décuple le désir et exaspère les sens, quand liée à l’attente elle nourrit nos envies de re-nouveau en toute indécence…