Un voeu (2)

Tout n’est que vacuité, béance. Rien ne se fixe mis à part l’absence. J’ai le sentiment qu’au final rien ne devrait avoir d’importance, mais que l’on se démène pour que tout en ait l’apparence.  Quel est le sens d’une vie factice, pour le cliché, pour l’auditoire. Peu importe alors d’agir ou pas comme un barbare. 

J’aime les règles, celles qui canalisent, tempèrent. Elles me rassurent au fond, fabriquent mes points de repère. Bien sûr, ce n’est pas à la mode, tous m’exhortent à agir, dépasser, me moquer des conséquences, de la donne. Cela est tentant… Je l’avoue parfois j’aimerai tellement être vous. Au-dessus de tout. 

Plus aisé à envier qu’à faire. Au final, je me débine, ma nature rectiligne exige, je plie, complice. Conforme à mes principes je vis entre vos interlignes. Des parallèles, je n’en fais pas, il y a suffisamment d’endroits pour être soi. Tout et son contraire en nous se manifeste, vous êtes un jour ce que je ne suis pas et demain qui sait, peut être que ce sera moi ? Je ne compte pas les points, ne règle aucun compte, ma philosophie est tout autre. Laisser à chacun l’avis vers lequel il abonde. On me croit austère, c’est bien mal me connaître !

Qui sait véritablement ce qui m’éclaire ?