Impressions fugitives du bord de mer…

Copyright One day – Iles de Lérins avril 2020

C’était le temps des utopistes ! Les rêveries allaient bon train. Une phrase sibylline suffisait à offrir un festin. Je me régalais de tes lapsus et de tes « j’en suis certain ! ».

Ailleurs le soleil brillait encore, sans aucun doute mais ici la lumière irradiait bel et bien ! L’éclairage futur pourrait bien nous donner tort, peu importait d’imaginer ou pas une suite il s’agissait d’habiter le décor. Des vagues de brume de nos heureux matins aux halos de nos crépuscules aventureux, rien ne valait mieux que la douceur de ces rivages sublimes et nos sourires radieux. Tu retrouvais tes terres Saintes et les ravissants souvenirs qui précédaient nos lendemains. Tes voeux les moins pieux se joignaient à ma frivolité vagabonde. Qu’espérer de mieux ?

La vie se vivait aux heures claires du printemps, sous des auspices on ne peut plus langoureux. A l’abri du jugement du monde et des yeux trop curieux il était si facile d’être simplement nous deux. L’accord parfait n’aurait pu se jouer mieux qu’en ce lieu sans artifice et d’une beauté sauvage digne des Dieux. J’éprouvais le frisson de l’éphémère sortilège propre aux amoureux. Tes passions intimes résistaient peu…