La loi des nuits de pleine lune

Dans le silence  d une Lune bienveillante les
Maux se sont tus. Le temps avait fait son ouvrage , laissant filer la peine avec l orage.

Cet apaisement soudain l avait étreint dans une certitude encore floue, sans frontière ni réels contours.  Une sorte de brume épaisse dont la vocation tenait du mystère mais d une efficacité sans pareille.  Ce flottement des sens avait un goût de printemps avant l heure . Comme une récompense sur délit mineur, un rien a peine emprunte   dans les mains d un usurpateur. 

La joie caracolait chez lui comme jadis la pluie cinglait aux carreaux des fenêtres. L espoir renaissait du brasier mal éteints des illusions feintes et de ses  passions a peine nees et deja défuntes ;  ecrasant le vide au passage.

Il   Ne restait rien de ses errements sans faille,  de son parcours sinueux,  de ces chutes abyssales.  
Rien qui ne le retienne de tourner la page …

Au milieu coule une rivière…

Pour ne rien dire, ne rien raconter. Juste montrer qu’on respire à nos côtés. Que si le temps parait lisse, stérile et inhabité, croire qu’il peut encore être riche et savamment dépensé.
Pour partager ce que l’on tait et faire taire le tout à jamais. Ressentir encore de la peine, mais plus encore de la gaité. La laisser entrer. Espérer juste un peu plus fort et avancer.
Pour tous ceux qui n’ont rien dit, les réduits au silence, les emmurés. Seulement dire ce qu’ils se sont épuisés à contenir et qu’ils n’ont jamais oublié. Insuffler un peu d’innocence et un zeste de naïveté.
Pour un instant d’humanité…