L’éternelle équation

On peut utiliser tous les signes, des bibliques aux mathématiques. Croire aux paraboles, aux métaphores ou aux signes du destin. On peut chercher à comprendre, à évaluer la distance, choisir d’être en retard ou s’étonner de sa propre avance. Se poser des questions sans avoir véritablement envie d’entrevoir une réponse, laisser couler, lâcher prise, danser comme l’on marche sur un fil ou choisir de perdre l’équilibre. On peut avoir envie de tout et surtout de son contraire, croire que seul cela pourra nous satisfaire et finir par admettre, que c’est beaucoup trop pour une seule vie sur terre – ou pas !
L’important n’est pas forcément de trouver LA réponse, mais l’essentiel est très certainement de trouver la nôtre.

1,2,3 SOLEIL…

On voudrait pourtant, on espère,
Tant d’instants se perdent
Dans cette quête vaine.

L’idéal fragile lacéré par la bise, ballote au bout du fil. Il affronte l’équilibre hostile qui voudrait que rien, jamais, ne franchisse la ligne.
C’était prendre un grand risque, que d’afficher ce vœu intime, ce souhait presque animal, rivalisant avec les auspices fatals, de s’en tenir à ne plus avoir mal.
C’était devoir faire face, aux incrédules, aux cyniques, à tous ces bons élèves dociles, à ceux qui doutent, se méfient, aux têtes de liste.
C’était avouer en substance l’unique sens de la conquête, entre deux lieux communs et trois phrases toutes faites. Enlevez l’habit, le moine se prend une veste.
Ils n’attendaient qu’un signe, pour que le feu se mette aux poudres et le bonhomme en déroute ; ils l’attendaient comme les platanes aux bords des routes louchent sur les motards trop prompts aux coups de foudre.

Il n’y a que dans les rêves d’enfants que l’on vit sa vie comme un roman…

Amer

L aventure a des allures de voyage au bout de la nuit.
Ses langueurs ravageuses ont eu raison d une passion prête a éclore , le silence a couvert la mélodie des mots qui volent.
Aux subtils accords s est substitue le chuintement monocorde , ne reste qu un vague brouhaha de notes sans accord.

Les doigts pianotent fébriles mais l équilibriste a perdu le fil , c est mauvais signe !

Longueurs d’ondes

S’il m’était donné de croire, alors j’ai cru. Au plus loin, comme une espérance sans fin. Dans le frôlement des âmes et le bruissement des cœurs, j’ai cru à l’ardeur, à la persistance à l’ampleur. S’il m’était donné d’éprouver alors c’est fait. Au plus près de la peau dans une tacti dermie frissonnante. L’ardeur du sentiment comme seule défense, j’ai ressenti, le jour, la nuit, la vie.