Comme sur une balancelle

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Suspendue au dessus du vide, la tête pleine de rêves. Dans l’expectative, j’accepte de ne pas savoir si la vie tiendra ses promesses. Où que le vent me porte, je me prête à ses désirs et m’applique à me satisfaire de  ne rien connaitre de mes lendemains.

 

Ainsi va ma vie, elle me va bien.

 

Petite parenthèse. Entre les lignes des chapitres sans entête, en quête. Plutôt que de croire, d’espérer et d’attendre, je reprends les rênes, je m’y attèle. A bras le corps, conquérante,  tant pis si je me plante. Je ne cours plus les challenges, je suis en survivance.

Si je regarde en arrière, je tire le frein à deux mains, ici et maintenant c’est  cela que je retiens. Je laisse à leur place les souvenirs au parfum de l’audace, débarqués à la première escale. J’ai eu peur d’oublier, mais rien ne s’efface, il y a toujours en moi, une trace. Celle du passage entre deux vies, j’y ai appris les couleurs des mirages. On joue, on tente sa chance, on choisit pile, on perd la face – rien de grave.

J’appuie sur start !

 

Au présent… simple(ment)

Le papier de soi se fripe sous mes doigts malhabiles, pressés et curieux de  savoir ce que tu caches à mes yeux . Alors que mon esprit se déchaine et ne cesse de tirer des plans sur la comète, les images défilent, l’espoir presque se matérialise, ma tête et mes sens s’agitent.  Cette attente est insupportable, elle déchaine l’imagination à chaque respiration. Tour à tour s’impriment les souhaits, les désirs, les attentes ; autant de rêves ou de fantasmes trop longtemps brimés, qui ne demandent qu’une chose, qu’un mince souffle pour être exaucés ! Les espoirs s’égrennent et s’agglutinent dans une bouffée d’optimisme.  Bon sang ne saurait mentir, un soupçon d’attention devrait suffire. Il ne faudrait rien de plus que peu de chose, pour que ce papier trop légèrement teinté , ne renferme l’idée du bonheur à forte dose. 

Autant d’aller retour… pour aller au plus court la solution n’est pas d’effleurer les contours !  

Il faut d’un geste vif et preste, trancher dans le vif, donner du lest, délier le Bolduc : ouvrir le truc !