La vie impatiente…

Des fourmis par centaines, cheminant dans mes veines, remontant le cours de ma vie de périls en aubaines. Et le temps qui s’enfuit comme on sort de scène.

Là mais jusqu’à quand ? Le temps d’un regard qui s’entête à croire que l’avenir se bâtit sur des peut être.

D’étranges spasmes m’étreignent, ce n’est rien après tout, un jour tout s’arrête.

J’ai encore en moi tant de rêves comme un parfum, une concrète, l’effluve de ce qui pourrait être, des images, des mots qui s’entêtent. Mais l’heure tourne, elle obère, elle suit l’ordre des choses, elle obtempère.

Ici, presque parti. Alors que l’instant déjà s’envole, ma vie se voudrait métaphore, encore, encore, encore.

Des battements de cœur m’enserrent, ce n’est rien après tout, tout ne pousse pas, même si l’on s’m.

Je n’ai plus besoin de bagages, les moments forts, les sabordages, me laisseront nus quand viendra l’accostage. Je sens encore le souffle gonfler les voiles, je rêve de voyages, de voyages.

Loin mais pas encore trop. A la lisière des possibles, pas des promesses inaccessibles, j’existe, j’existe

D’autres rencontres m’entrainent, et c’est comme sauter la barrière sans regarder en arrière. Lentement détacher le fil de la bobine, quitter la ville.

Ailleurs…

Longueurs d’ondes

S’il m’était donné de croire, alors j’ai cru. Au plus loin, comme une espérance sans fin. Dans le frôlement des âmes et le bruissement des cœurs, j’ai cru à l’ardeur, à la persistance à l’ampleur. S’il m’était donné d’éprouver alors c’est fait. Au plus près de la peau dans une tacti dermie frissonnante. L’ardeur du sentiment comme seule défense, j’ai ressenti, le jour, la nuit, la vie.