L’éternelle équation

On peut utiliser tous les signes, des bibliques aux mathématiques. Croire aux paraboles, aux métaphores ou aux signes du destin. On peut chercher à comprendre, à évaluer la distance, choisir d’être en retard ou s’étonner de sa propre avance. Se poser des questions sans avoir véritablement envie d’entrevoir une réponse, laisser couler, lâcher prise, danser comme l’on marche sur un fil ou choisir de perdre l’équilibre. On peut avoir envie de tout et surtout de son contraire, croire que seul cela pourra nous satisfaire et finir par admettre, que c’est beaucoup trop pour une seule vie sur terre – ou pas !
L’important n’est pas forcément de trouver LA réponse, mais l’essentiel est très certainement de trouver la nôtre.

Longueurs d’ondes

S’il m’était donné de croire, alors j’ai cru. Au plus loin, comme une espérance sans fin. Dans le frôlement des âmes et le bruissement des cœurs, j’ai cru à l’ardeur, à la persistance à l’ampleur. S’il m’était donné d’éprouver alors c’est fait. Au plus près de la peau dans une tacti dermie frissonnante. L’ardeur du sentiment comme seule défense, j’ai ressenti, le jour, la nuit, la vie.  

Flottement

 photo extraite de : http://www.paperblog.fr/3630582/flottement-cellulaire/

 

Il y a toujours un moment de flottement, un temps suspendu, un errement. Un espace un peu chancelant, un vide bien présent.   Comme l’empreinte d’un regret, d’un manque si vivant. La sensation d’avoir perdu le fil, sur la trame du désir, à la croisée des sentiments.

Cela ressemble à une perte de repère, un hésite-ment permanent entre ce qui fut sincère et ce qui s’en défend. Des tours de manèges à perdre haleine et des vogues la galère pour s’en défaire. Des aller retour, des sens contraires.

Il y a longuement,  une image qui s’évanouit au passage, rongée peu à peu par la disgrâce. Abandonnée au temps qui passe, pour qu’ elle nous quitte, qu’elle s’évade, de guerre lasse. Et ce sentiment d’un rêve dont la raison n’était pas d’être.