1,2,3 SOLEIL…

On voudrait pourtant, on espère,
Tant d’instants se perdent
Dans cette quête vaine.

L’idéal fragile lacéré par la bise, ballote au bout du fil. Il affronte l’équilibre hostile qui voudrait que rien, jamais, ne franchisse la ligne.
C’était prendre un grand risque, que d’afficher ce vœu intime, ce souhait presque animal, rivalisant avec les auspices fatals, de s’en tenir à ne plus avoir mal.
C’était devoir faire face, aux incrédules, aux cyniques, à tous ces bons élèves dociles, à ceux qui doutent, se méfient, aux têtes de liste.
C’était avouer en substance l’unique sens de la conquête, entre deux lieux communs et trois phrases toutes faites. Enlevez l’habit, le moine se prend une veste.
Ils n’attendaient qu’un signe, pour que le feu se mette aux poudres et le bonhomme en déroute ; ils l’attendaient comme les platanes aux bords des routes louchent sur les motards trop prompts aux coups de foudre.

Il n’y a que dans les rêves d’enfants que l’on vit sa vie comme un roman…

Inextricable

Le fil de la vie, un nœud de cordes emmêlées et indociles. Autant que de mailles dans un filet qui se tend sur les possibles, et où seule la pluie fine s’infiltre.
Inextricable. Ce silence comme un non dit qui murmure à l’infini. Qui remplit de doutes et de questions et qui n’appelle qu’une seule réponse : non.
Elle fait pâle figure l’armure. Loin du décorum et des dorures ! Le public s’est lassé de ces implosions successives. De ce déni systématique dans la fuite. La noblesse estampillée est piquée au revers comme un insigne. Mais tout ce désordre n’a jamais permis de distinguer le moindre mérite.