Au milieu coule une rivière…

Pour ne rien dire, ne rien raconter. Juste montrer qu’on respire à nos côtés. Que si le temps parait lisse, stérile et inhabité, croire qu’il peut encore être riche et savamment dépensé.
Pour partager ce que l’on tait et faire taire le tout à jamais. Ressentir encore de la peine, mais plus encore de la gaité. La laisser entrer. Espérer juste un peu plus fort et avancer.
Pour tous ceux qui n’ont rien dit, les réduits au silence, les emmurés. Seulement dire ce qu’ils se sont épuisés à contenir et qu’ils n’ont jamais oublié. Insuffler un peu d’innocence et un zeste de naïveté.
Pour un instant d’humanité…

Inextricable

Le fil de la vie, un nœud de cordes emmêlées et indociles. Autant que de mailles dans un filet qui se tend sur les possibles, et où seule la pluie fine s’infiltre.
Inextricable. Ce silence comme un non dit qui murmure à l’infini. Qui remplit de doutes et de questions et qui n’appelle qu’une seule réponse : non.
Elle fait pâle figure l’armure. Loin du décorum et des dorures ! Le public s’est lassé de ces implosions successives. De ce déni systématique dans la fuite. La noblesse estampillée est piquée au revers comme un insigne. Mais tout ce désordre n’a jamais permis de distinguer le moindre mérite.