Il n’y a qu’un chemin

Depuis l’aube tranquille jusqu’au désert aride
La rosée qui pétille lentement se distille
A chaque pas elle dilue les motifs imprimés sur le fil

Le jour se lève et déjà lentement la vie s’efface
Pas après pas s’alourdissent nos bagages
La brise légère, au tonnerre fera bientôt place

Le soir venu, les cris de rage ont eu raison de nos voyages
Il n’est de chemins qui se séparent
La nuit est venue, le silence est loi, il confirme l’adage.

On réécrirait volontiers l’histoire, dans ces moments ou seul l’important a sa place. On laisserait sur le bord de la route les romans de gare, les histoires courtes. Allégeant le carnet de voyage des actes manqués des impondérables, on déchirerait la page des irréparables. On donnerait voix au chapitre, à tout ce qu’on a tu et que l’on aurait tellement voulu dire. On éviterait le pire.

Ce n’est pas vendeur

-« Il nous faut du pétillant, du frais de la blancheur !
Des lignes franches, des abords frondeurs, de la vigueur.
Quelque chose d’unique et d’universel, du piment pas du sucre, pas d’aigreur.
Pas de minauderies, de la chaleur.
Des effets de style sans noirceur.
Du vécu sans les rides, sans la lourdeur.
Que cela ait l’air plus vrai que nature mais novateur.
Qu’il y ait des étincelles, que ça crépite jusque dans nos coeurs.
Du fantistiquement authentique, de la grandeur cosmique sans apesanteur.  »

– … Hum… toi, tu devrais retourner à Euro Disney !

La vie impatiente…

Des fourmis par centaines, cheminant dans mes veines, remontant le cours de ma vie de périls en aubaines. Et le temps qui s’enfuit comme on sort de scène.

Là mais jusqu’à quand ? Le temps d’un regard qui s’entête à croire que l’avenir se bâtit sur des peut être.

D’étranges spasmes m’étreignent, ce n’est rien après tout, un jour tout s’arrête.

J’ai encore en moi tant de rêves comme un parfum, une concrète, l’effluve de ce qui pourrait être, des images, des mots qui s’entêtent. Mais l’heure tourne, elle obère, elle suit l’ordre des choses, elle obtempère.

Ici, presque parti. Alors que l’instant déjà s’envole, ma vie se voudrait métaphore, encore, encore, encore.

Des battements de cœur m’enserrent, ce n’est rien après tout, tout ne pousse pas, même si l’on s’m.

Je n’ai plus besoin de bagages, les moments forts, les sabordages, me laisseront nus quand viendra l’accostage. Je sens encore le souffle gonfler les voiles, je rêve de voyages, de voyages.

Loin mais pas encore trop. A la lisière des possibles, pas des promesses inaccessibles, j’existe, j’existe

D’autres rencontres m’entrainent, et c’est comme sauter la barrière sans regarder en arrière. Lentement détacher le fil de la bobine, quitter la ville.

Ailleurs…