1,2,3 SOLEIL…

On voudrait pourtant, on espère,
Tant d’instants se perdent
Dans cette quête vaine.

L’idéal fragile lacéré par la bise, ballote au bout du fil. Il affronte l’équilibre hostile qui voudrait que rien, jamais, ne franchisse la ligne.
C’était prendre un grand risque, que d’afficher ce vœu intime, ce souhait presque animal, rivalisant avec les auspices fatals, de s’en tenir à ne plus avoir mal.
C’était devoir faire face, aux incrédules, aux cyniques, à tous ces bons élèves dociles, à ceux qui doutent, se méfient, aux têtes de liste.
C’était avouer en substance l’unique sens de la conquête, entre deux lieux communs et trois phrases toutes faites. Enlevez l’habit, le moine se prend une veste.
Ils n’attendaient qu’un signe, pour que le feu se mette aux poudres et le bonhomme en déroute ; ils l’attendaient comme les platanes aux bords des routes louchent sur les motards trop prompts aux coups de foudre.

Il n’y a que dans les rêves d’enfants que l’on vit sa vie comme un roman…