Il n’y a qu’un chemin

Depuis l’aube tranquille jusqu’au désert aride
La rosée qui pétille lentement se distille
A chaque pas elle dilue les motifs imprimés sur le fil

Le jour se lève et déjà lentement la vie s’efface
Pas après pas s’alourdissent nos bagages
La brise légère, au tonnerre fera bientôt place

Le soir venu, les cris de rage ont eu raison de nos voyages
Il n’est de chemins qui se séparent
La nuit est venue, le silence est loi, il confirme l’adage.

On réécrirait volontiers l’histoire, dans ces moments ou seul l’important a sa place. On laisserait sur le bord de la route les romans de gare, les histoires courtes. Allégeant le carnet de voyage des actes manqués des impondérables, on déchirerait la page des irréparables. On donnerait voix au chapitre, à tout ce qu’on a tu et que l’on aurait tellement voulu dire. On éviterait le pire.

Sale temps pour les mythes !!

 

Le temps tourne à l’orage,

Le vent souffle en rafales,

Le papier glacé à gelé l’image.

Gare aux mirages…

 

 

 

Rien n’est plus fragile que l’image docile que les rêves distillent entre les lignes. Quand les profils, comme sur le métier les fils, s’entrecroisent furtifs, tour à tour original et négatif : ça se complique. 

Echeveaux de nos mémoires, nos souvenirs séparent parfois « caricatural », le bien, le mal. Subjectivité défensive, tour d’Ivoire ou tour de Pise, autant de points à la ligne pour une frontière relative. Cette plateforme mobile du passage obligé à l’accès libre, s’émeut ou se noie face à une certaine discipline.

Une sauvagerie mythique, un trait d’origine, une marque de fabrique. Les traces indélébiles et phénomènes de réplique naissent des cassures tectoniques, quand la vie se brise.  Le ciment est long à prendre, la cicatrice fâche les peaux qui s’en défendent. Le temps est une circonstance apaisante.