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Parfois l’intégrité me laisse perplexe dans cette façon bien elle qu’elle a de fuir se cacher sous la première coquille venue…

 
Alors bien sur que non, et heureusement pour moi je ne suis pas une sainte, loin de là, ni l’honorable petit scarabée totalement zen, honnête et droite… néanmoins il me semble, qu’à mon corps "défendant", il me reste encore, là, enfouient tout au fond de moi, quelques valeurs étranges et sans doute surannées  telles que le sens de la responsabilité.
 
Vous me direz à quoi ça sert ? Eh bien justement c’est très exactement la question que je me pose. Oh, bien entendu ce n’en est qu’une parmi tant d’autres, plus ou moins existentielle qu’on se rassure, mais suffisamment tout de même pour qu’elle échoue ici et que je lui fasse la part belle de mon dimanche matin.
 
En même temps c’était ça ou la vie sexuelle du père Noel. Avouez vous avez échappé au pire non ?!!
 
Bref. Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de remarquer combien nous (oui enfin quand je dis nous je pense plutôt aux autres !!!! – non j’déconne !) à savoir la société dans laquelle nous évoluons dépersonnifie la responsabilité.
 
La dépersonnalisation de la responsabilité se fait légion dans le monde qui nous entoure. L’ère du "responsable mais pas coupable" a semble t-il encore de beaux jours devant elle. Pour les plus jeunes d’entre "nous" (!) je vous rappelle au passage que sauf manisfestation intempestive de mon alzy à moi (et ALZHEIMER pour les autres) , cette superbe allégation tendait à "desresponsabiliser" un ministre en place à l’époque du scandale du sang contaminé. (Utilisation de dons sanguins contenant le VIH pour transfusion sanguine… si si ce fut possible…) .
 
L’un des plus bel exemple de la fuite ou du déni selon moi.
 
Je ne suis pas pour l’accablement, c’est à dire que j’aime à penser qu’il existe pour chacun d’entre nous et chacun de nos actes des circonstances atténuantes. Oui pour chacun, parce qu’à un moment la folie ça peut être une circonstance aussi… mais tout de même cela reste une circonstance pas une excuse !  Parce que je le répète ici, ce n’est pas parce que l’on a de "bonnes" raisons que l’on a tous les droits.
C’est comme en droit d’ailleurs – la circonstance atténuante atténue la peine mais ne la supprime pas elle l’adapte. Enfin elle est sensée le faire, car c’est aussi la justice des hommes et parfois… 
 
Mais sur le principe, cela me semble une bonne méthode ; disons assez juste. Ce que je déplore dans notre système c’est cette idée selon laquelle expliquer le geste ou les circonstances conduit bien souvent à dédouaner le coupable . L’excuse de circonstance n’empêche pas la faute, ne l’annule pas. J’ai l’impression qu’avec notre souhait de vouloir tout comprendre tout expliquer finalement on ne cherche qu’une chose c’est d’échapper d’une façon ou d’une autre à la part de responsabilité qui nous incombe.
 
Combien de fois n’ai je entendu et certainement prononcé : oui ok je me suis trompé mais à ce moment là, le téléphone a sonné, la porte s’est ouverte, le mec est entré en sifflant… Oui, Oui, il ne s’est passé quelque chose, mais rien d’autre que la vie ! Du bruit, des cris, des circonstances des moments qui se déroulent "normalement" dans la logique, dans notre univers.
On ne vit pas dans une bulle tout le temps ou l’on fait des tas de beaux gestes, de belles choses puis tout à coup dans la vraie vie dès que l’on fait une connerie ?!
 
D’ou cela vient il ? Nous sommes tous des êtres humains que je sache, faillibles et heureusement perfectibles. Pourquoi l’idée d’être pris en "faute" nous devient tellement insupportable, inadmissible ? Pourquoi n’arrivons nous plus à assumer ça ?
 
Je me demandais si cela était lié à l’image. A cette façon d’envisager les Hommes de ce monde d’après l’image qu’ils renvoient, d’après des stéréotypes, de les classer selon leur fonction, leur richesse, leur beauté, leur pouvoir… comme si chacun finalement ne devait être qu’une seule chose : l’image qu’il renvoie et rien d’autre.
 
Etre responsable nuierait alors à l’image – à celle de la  perfection en tous cas… L’être Humain redeviendrait ce qu’il n’a jamais cessé d’être mais ce qu’on ne veut plus voir, un homme de chair et de sang, rempli de maux et d’émotions, fluctuant entre les doutes et l’assurance,  une image changeante.
 
De là à dire que la responsabilité – outre le fait qu’elle a cette indéniable qualité de contribuer à la manifestation la plus juste de l’estime de soi – pourrait donc contribuer à rapprocher les Hommes – en leur montrant combien ils ne sont jamais qu’issus de la même cote.
 
 

4 réflexions sur « . »

  1. "ce n\’est pas parce que l\’on a de "bonnes" raisons que l\’on a tous les droits" … ho que oui, et dans tous et pour tous les cas…exemple non au hasard : c\’est pas parce qu\’on a très mal qu\’on est obligé de faire mal aux autres… j\’aime beaucoup ce billet… Te fais gros bisous, bon dimanche

  2. Coucou la belle, quelle réflexion dès le dimanche matin! J\’attends avec impatience la vie sexuelle du père Noël!La responsabilité…. mouai, pourquoi est ce les gens n\’assument pas simplement leurs actes? Peut être parce qu\’ils ont peur des conséquences alors qu\’avouer arrange souvent plus les choses que cacher. C\’est souvent le cas ds nos vies professionnelles. Nous avons tous eu des collègues qui font des boulettes et qui se taisent. toi, après, tu répares la bourde, ce qui prend sur ton tps….Bref, je crois qu\’à vouloir tout expliquer, on perd, en effet le sens de ce qu\’est la responsabilité individuelle. On se cache derrière des lois, des institutions, parfois un mal être (j\’ai tué ma mère… euh pô fait exprès, j\’étais déprimée…)A l\’école, on nous apprend à nous protéger. On a même des cours sur la responsabilité infirmière et les règles d\’éthique. Ces cours s\’appelle DROLE (le nom, c\’est histoire de se foutre de notre gueule parce qu\’on a js rien vu de plus chiant!)Bref, on nous apprend à se mettre en règle avec ce qui est politiquement correct, on ne laisse pas de place pr l\’imprévu ni l\’urgence: genre t\’as un patient qui fait une attaque, tu commences le massage mais si il a besoin d\’adrénaline, tu attend que le médecin ai fait sa prescription médicale à l\’écrit. Parce q si ton patient meurt, c\’est toi qui est responsable! Par contre, on ne sait pas qui est coupable si le mec meurt car le médecin a mis trop de tps à faire sa prescription!Des bisous

  3. ouh là là la perfection ……..c\’ est pas moi …….suis dans la catégorie …..vie de tous les jours et belles conneries !!mais à méditer ton billet à méditer bises !!

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