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Fallait il …pub-lier à  ce compte là …

Voilà qui fait débat ailleurs que chez Causette : le nouvel ouvrage de SB « le cœur en dehors ». Le « sexy rider » du magazine sera-t-il en tête des lignes de caisse ? Nous le saurons dans quelques semaines. D’ici là il est bien entendu en tête de gondoles et tout le monde a un avis en la matière. 

Du contenu du roman, non encore lu, je ne vous parlerai guère. Je l’imagine sans grande difficulté, au vu de ses précédentes créations, j’aimerai être surprise, parce que le titre est racoleur et que l’auteur a une histoire publique et que l’on imagine toujours, malgré nous, qu’il fera vibrer notre corde sensible avec un titre pareil. Doux et acide.

Mais si le débat se situe bien au-delà du contenu, c’est que le scoop publicitaire entre chez les libraires. L’affaire est un coup de pub du tonnerre. La promo de rentrée se calque sur le baril de lessive et c’est : « SATISFAIT OU REMBOURSE». Branle-bas de combat dans les bibliothèques, le livre deviendrait il un objet ordinaire ? Une simple offre commerciale ou un sacrilège ? Les ouvrages littéraires subiraient eux aussi les effets de la crise ? L’objet culturel devra t il désormais obligatoirement nous satisfaire, laver plus blanc encore et plus de vaisselle. A quel prix devra t il nous convaincre ? Dans quelle mesure nos choix seront-ils dictés par la possibilité de « voir sans payer » après ça ? Qui achète des livres pour les lire, pour le plaisir, pour être déçu parfois et ravi tant de fois, s’en référera toujours à la quatrième de couverture pour guider ses choix – mais qui achète un baril de lessive aura-t-il réellement envie de lire autrement que « gratis » la prochaine fois ?

Je suis dubitative sur les aboutissements de ce programme à la sauce ‘qui paie gagne’. Encore que, je l’avoue, ma cervelle de midinette pourrait bien trouver un attrait irraisonné et tout a fait stupide – sans aucun rapport avec l’envie de lire- pour un objet qui promet un p’tit cadeau Bonux au fond du paquet ! Dès lors je ne lirai plus à l’aveuglette mais aveuglément attirée par ce que je « vais gagner ».

Parfois la crise me fait peur…

 

Chez Orange aussi, ils frissonnent, maintenant que leur « ligne » est sur écoute…

Parfois la crise me fait peur et parfois elle me débecte.  

12 réflexions sur « ! »

  1. Comme d\’hab, je suis en retard d\’un métro. Néanmoins, comme j\’entrevois quand même ce dont tu parles pour avoir regardé Ruquier au sacrifice d\’une bonne part de mon sommeil. Tu soulèves un vrai problème qui pourrait peser sur les années à venir en modifiant la nature du désir en matière de culture et de recherche du plaisir.Ton billet est très clairement écrit et j\’adore ça. Je crois l\’avoir dit, je le répète donc, l\’exercice te va à ravir.Bisesss

  2. Très bon billet! Merveilleuse analyse.Ce n\’est pas la conséquence de la crise; simplement une utilisation (sous couvert de) pour un projet marketing: achetez, point! Ta réflexion me porte à penser que bientôt (n\’est-ce pas déjà fait parfois?) on nous vendra les livres avec que des pages blanches: seule le titre + la couverture suffiront à vendre….

  3. Et toc!Que dire aussi de la numérisation des oeuvres littéraires, de la mauvaise utilisation du progrès technologique.

  4. Je ne crois pas que ce phénomène puisse toucher le plus grand nombre des dévoreurs (certes de moins en moins nombreux) de mots car pour cette caste, l\’important est dans le livre et non pas dehors. Après, que la nana qui lit régulièrement son navet traduit d\’une daube à suspense américaine se laisse prendre au jeu des promotions, je pense que c\’est probable mais la littérature va t-elle pour autant perdre son public, là, je dis non. J\’ai foi en la nature humaine, je pense que ceux qui aiment les mots n\’entreront pas dans la secte de la consommation.Sur ce, ma chère sis, j\’espère que tout va pour le mieux pour toi, pour ma part, je galère, je galère! Vivement le boulot!Des bisous

  5. maintenant on peut lire des livres sur ordinateur il y aura plus besoin de papier.Mais faut-il que tout le monde en ait un ça ne sera pas grâce à la crise mais plutôt à cause de la technologie.bise et à bientôt!

  6. Le pire dans tout ça c\’est peut être encore que Samuel Benchétrit n\’avait surement pas besoin de ça ! Il se vend très bien. Ceux qui l\’ont aperçu chez Ruquier ou ailleurs on pu se rendre compte que l\’homme a de l\’humour, de la répartie et qu\’il n\’est pas totalement inculte !!! . A l\’occasion de la parution des chroniques de l\’asphalte il avait dit avoir signé pour 5 ouvrages… il n\’a donc pas fini d\’écrire. Le succès puis l\’estime viendront avec le temps ça n\’a rien a voir avec la lessive. Avant les éditeurs faisaient un "coup littéraire" désormais ce sera peut être un coup de pub. L\’inquiétant n\’est pas pour les castes, mais pour leurs enfants. Quoique vous ne direz vu que désormais en 6ème ils ne savent toujours pas lire… quelle que soit la méthode… on peut aussi envisager l\’avenir du livre de ce point de vue… Comment faire aimer la beauté, l\’art, la culture à quelqu\’un a qui un "offre un produit d\’appel" – ça me parait très sélectif comme système. Ce n\’est pas mettre la culture à la portée de tous, c\’est l\’en éloigner. Quand je compare ma biblitohèque à celle de ma copine qui se régale d\’un suspens hautement psychologique je vois toutes nos différences certes, à chacun ses plaisirs, mais une chose est sure c\’est que nous avons un gout pour la lecture, pour le plaisir de feuilleter, de choisir, de s\’évader, de partager. Notre vie est longue nous avons le temps de changer de gouts mais notre chance à nous c\’est que l\’on a su nous donner ce gout là, cette curiosité là. La diffusion des oeuvres est d\’actualité, elle fait débat, notamment en raison du piratage. C\’est complexe aussi pour la technologie. J\’achète encore des CD et j\’adore pouvoir emmener toutes les chansons que j\’aime dans mon MP3, demain peut être je deviendrai un pirate parce que je n\’aurai plus les moyens de payer . Ce n\’est qu\’un aspect du problème, mais c\’est un aspect du temps de crise aussi.

  7. Mon cadeau à moi c\’est toi.Et tous ceux qui, ici, sentent la colle à papier et les copeaux du crayon de bois.BisousBM LO

  8. Je venais aux nouvelles car moi non plus je ne sais pas de quoi tu parles :-((( C\’est quoi cette histoire de livres que l\’on vente comme une lessive avec un cadeau bonux ???

  9. C\’est un peu ça… le contexte !Un éditeur a décidé de faire une offre promo sur un bouquin. Tu achetes le livre tu le lis et si tu n\’es pas satisfait l\’éditeur te rembourse. C\’est trés répandu sur les produits de conso courante, bcp moins dans le milieu litteraire. Ca a fait débat dans les milieux autorisés… ou pas !!!!!Bonsoir et bisousssssssss à tous de la part du cadeau Bonux de MUM !!! hihi

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