A force

A force,
De matins s’étirant dans la peine, la main tendue vers l’incertain,
De sourires de circonstances, s’écrasant derrière la vitre de l’indifférence
De printemps de pacotille, poussés dehors par des mois de juin ou rien ne brille
L’espoir s’échoue sur les rives inaccessibles de nos mémoires
A force,
De soirs aussi pales qu’un lavis noyé de larmes
De regards cherchant au hasard un point de chute, un point de départ
D’hivers en terre Adélie, les sens pris dans la glace comme le poisson dans la nasse
L’espoir s’échoue au milieu de la rivière sans pouvoir atteindre la berge
A force

11 réflexions sur « A force »

  1. A force… on a la chance de lire ces mots… et de regarder l’autre… celui qui, à force, n’a plus la force…

  2. J’arrive du blog Cinémascope (Nataly2007) et ici, comme chez elle, je prends un grand coup à l’estomac (du cœur). C’est beau et c’est émouvant. Bravo et je m’abonne !

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