A force,
De matins s’étirant dans la peine, la main tendue vers l’incertain,
De sourires de circonstances, s’écrasant derrière la vitre de l’indifférence
De printemps de pacotille, poussés dehors par des mois de juin ou rien ne brille
L’espoir s’échoue sur les rives inaccessibles de nos mémoires
A force,
De soirs aussi pales qu’un lavis noyé de larmes
De regards cherchant au hasard un point de chute, un point de départ
D’hivers en terre Adélie, les sens pris dans la glace comme le poisson dans la nasse
L’espoir s’échoue au milieu de la rivière sans pouvoir atteindre la berge
A force

Cette image me fait penser au film « Ghost Dog » de Jim Jarmush, une autre conception de l’image du samouraï.
😉
Très beau texte et la photo me plaît beaucoup.
Bien, le texte. La photo est un peu triste. Il n’a pas eu beaucoup de chance dans sa vie.
bOouM! ça claque,
grâce aux arbres aux oiseaux l’humanité n’est jamais tout à fait seule… (?)
je dis NOOON à l’élevage intensif du pigeons parisien…..
A force… on a la chance de lire ces mots… et de regarder l’autre… celui qui, à force, n’a plus la force…
Oui…
J’arrive du blog Cinémascope (Nataly2007) et ici, comme chez elle, je prends un grand coup à l’estomac (du cœur). C’est beau et c’est émouvant. Bravo et je m’abonne !
Toujours aussi bien, One.
Très beau.
Un texte profond accompagne cette image, une combinaison des plus réussis!